Edito

Je suis très attaché à mes origines solognotes et berrichonnes. Et je prends toujours le plus grand plaisir à sillonner cette magnifique région, où je suis né, que j'habite, qui est celle de tous mes ancêtres, et où ma famille et mes amis sont partout très présents. Chaque endroit me rappelle un camarade d'école, un dossier traité en tant qu'avocat, des moments entre amis, un match de football auquel j'ai participé dans mes jeunes années, une partie de chasse avec mon père, une partie de pêche, le ramassage des châtaignes ou des champignons, de simples balades sur les petites routes ou les chemins ruraux, des fêtes populaires, des cérémonies familiales... Cet héritage, je l'ai aussi transmis à mes enfants.

Arrivé à l'âge de la maturité, et par mon action politique, je veux désormais contribuer à préserver ces territoires et à donner à leurs habitants le mieux vivre possible dans une France juste et solidaire.

Pascal Vilain

dimanche 2 octobre 2011

Déclaration de non candiature de Jean-Louis Borloo

Non candidature Borloo: Les orientations politiques définies par le 111ème congrès du Parti Radical ne sont pas remises en cause par la déclaration de Jean-Louis Borloo.

Dans une lettre aux adhérents du Parti Radical ce soir Jean-Louis Borloo promet "de nombreux candidats qui porteront les couleurs radicales et de l’Alliance".

Laurent Hénart (SG du PR) vient de réaffirmer l'indépendance du Parti Radical, acquise lors du 111e Congrès et sa volonté de construire une puissante force centriste pour peser sur toutes les échéances électorales à venir


Pascal Vilain




Lettre de Jean-Louis Borloo aux Radicaux

Chers amis radicaux,

Depuis que je suis membre du Parti
Radical, je n’ai jamais cessé de me poser une seule question : comment
défendre au mieux les valeurs, les idées et les intérêts de notre famille alors
que notre pays traverse l’une des plus graves crises de son histoire ? Une
crise qui, comme chacun sait, n’est pas que financière, mais économique,
politique et morale.

À partir de 2002, j’ai défendu, avec
d’autres, notre identité au sein du Gouvernement. C’est en m’inspirant de nos
prédécesseurs et de notre tradition, que j’ai bâti une nouvelle méthode fondée
sur le rassemblement des forces vives de la Nation autour d’objectifs communs.
Celle-ci a permis d’élaborer et de mettre en œuvre le plan de rénovation
urbaine, le plan de cohésion sociale, le Grenelle de l’Environnement, avec les
résultats que l’on connaît : rénovation totale des 450 quartiers
sensibles, baisse du chômage de 10,2% à 7,7% en trois ans, relance massive de
la construction de logements, y compris des logements sociaux, accélération de
la mutation écologique. Dans ces combats, j’ai toujours pu compter sur votre
soutien, sur votre fidélité et sur votre amitié. Ce bilan est donc aussi le
vôtre, celui du Parti Radical.

En 2002, nous avons été nombreux à
croire, en toute honnêteté, à la création d’un grand parti de la droite et du
centre sur le modèle de la CDU allemande. Nous avons cru de bonne foi, qu’il
était possible de peser de l’intérieur sur les grandes orientations du parti
présidentiel. Nous avons également appelé, il y a un an, à un puissant virage
social autour de nos valeurs humanistes. Cet appel, hélas, n’a pas été entendu,
créant au sein de l’UMP, un profond déséquilibre et suscitant chez nous, un
réel malaise. Dès lors le choix était simple : se soumettre et disparaître
ou reprendre notre indépendance pour exister.

Le 14 mai 2011, vous avez été 93% à
choisir l’indépendance pour créer, avec d’autres, une nouvelle alliance
républicaine, écologiste et sociale. Comme je l’ai toujours dit, cette alliance
s’inscrit résolument dans la durée et a vocation à devenir, un jour,
majoritaire au Parlement. Certains d’entre vous m’ont également encouragé à me
présenter à l’élection présidentielle. Je les ai entendus. J’ai quitté le
Gouvernement et je me suis préparé longuement, méthodiquement, avec honnêteté
et avec rigueur. Je leur ai donné rendez-vous à l’automne, conscient que notre
pays allait connaître de profonds bouleversements durant l’été.

Quelle est la situation
aujourd’hui ? Quelle est mon analyse ? Tout d’abord, force est de
constater que la dynamique des centres ne s’est pas créée : ni sur le
projet, ni sur les hommes. Les raisons en sont multiples : manque de
temps, malentendus, incompréhensions. J’en prends, évidemment, ma part de
responsabilité. Sans cette dynamique, je ne vois pas comment une candidature
centriste peut prétendre accéder au second tour et l’emporter. Je reste
néanmoins convaincu que la France a besoin d’une grande formation humaniste et
laïque, profondément européenne, assumant pleinement la diversité de notre
pays. Les radicaux ont naturellement vocation à en assumer le leadership.

Par ailleurs, la France, comme le reste
du monde, fait face à une crise sans précédent suscitant un sentiment de
crainte, de repli sur soi et de peur. Elle favorise également le développement
de mesures simplistes, la recherche de bouc émissaires et le populisme. S’y
ajoute un climat de suspicion généralisé lié à un interminable feuilleton judiciaire
qui n’épargne aucune institution. Le risque populiste, en France comme en
Europe, est réel. Et je ne veux pas faire courir ce risque aux Français. Je ne
souhaite pas, non plus, que certains tiennent les radicaux pour responsables
d’une situation à laquelle ils sont totalement étrangers. Comme bon nombre de
nos prédécesseurs je pense avoir le sens de l’Etat et être un honnête homme.

Je sais que ma décision en décevra
certains. Je comprends leur déception et partage leur amertume. Il aurait été
bien plus facile de profiter des difficultés de la majorité, et notamment de la
défaite au Sénat, pour exister et nous démarquer. Mais, c’est une lecture trop
rapide et superficielle. J’ assume mes
responsabilités. Je voudrais également
rassurer mes amis : je n’ai rien demandé, rien négocié et surtout
rien abandonné de nos convictions. Le combat pour une France humaniste ne fait
que commencer. Ce combat est le nôtre et comme au début du 20ème
siècle, la France a besoin de nous, de notre audace, de notre tradition
d’ouverture et de notre culture du consensus. Oui, nous allons nous battre.
Nous allons nous battre contre les tentations de repli, le rejet de l’autre, la
recherche de boucs émissaires, et l’intolérance. Et puis, nous allons nous
battre pour accélérer la recomposition du paysage politique français autour
d’une grande famille humaniste et laïque. Cela a déjà commencé. En témoignent
les dernières élections sénatoriales où les candidats centristes ont nettement
mieux résisté que ceux issus des rangs de la majorité. Il y aura, en juin 2012,
de nombreux candidats qui porteront les couleurs radicales et de l’Alliance.

Chers amis radicaux, en raison de notre
histoire, nous avons l’habitude des choix difficiles. Nous les avons toujours
effectués en conscience, en vérité et en responsabilité, en évitant le double
écueil de la facilité périlleuse et du confort coupable. Nous avons toujours
choisi la voie de la raison au sein d’un paysage politique sujet à des passions
violentes et contraires. C’est la voie que j’ai choisie. C’est celle que je
vous propose.

Jean-Louis Borloo

Réaction de Laurent Hénart (AFP)
Laurent Hénart, secrétaire général du Parti Radical (PR), a annoncé dimanche soir qu'un congrès du PR aurait lieu "début 2012" pour se "prononcer" en vue de l'élection présidentielle, après le renoncement de Jean-Louis Borloo à participer au scrutin. Dans un communiqué, M. Hénart se dit "déçu" de la décision du président de son parti, mais "comprendre la volonté de r...esponsabilité de Jean-Louis Borloo face à une crise sans précédent qui nécessite une révolution de la classe politique". "Je comprends aussi cette décision face à une montée du populisme et de l'extrémisme. Pour autant, une nouvelle force politique plus humaniste et plus progressiste doit se construire et permettre d'équilibrer la vie politique française et la majorité", poursuit le numéro 2 du PR. Rappelant que le Parti radical "a lancé son Manifeste et appelé à la candidature de son président lors de son congrès de mai 2011", il déclare que le parti "doit aujourd'hui préciser son projet politique et se prononcer lors d'un prochain Congrès début 2012 en vue de l'élection présidentielle".