Edito

Je suis très attaché à mes origines solognotes et berrichonnes. Et je prends toujours le plus grand plaisir à sillonner cette magnifique région, où je suis né, que j'habite, qui est celle de tous mes ancêtres, et où ma famille et mes amis sont partout très présents. Chaque endroit me rappelle un camarade d'école, un dossier traité en tant qu'avocat, des moments entre amis, un match de football auquel j'ai participé dans mes jeunes années, une partie de chasse avec mon père, une partie de pêche, le ramassage des châtaignes ou des champignons, de simples balades sur les petites routes ou les chemins ruraux, des fêtes populaires, des cérémonies familiales... Cet héritage, je l'ai aussi transmis à mes enfants.

Arrivé à l'âge de la maturité, et par mon action politique, je veux désormais contribuer à préserver ces territoires et à donner à leurs habitants le mieux vivre possible dans une France juste et solidaire.

Pascal Vilain

samedi 21 juillet 2012

De charybde en Scylla pour le Cher nord ! (Doux en faillite)

De charybde en Scylla !

Le Cher nord, (Pays-Fort du Berry) limitophe du Loiret, d'où je suis originaire, était déjà durement frappé par la crise.

Mais depuis quelques semaines le pire risque de se produire.

Le Groupe DOUX en redressement judiciaire qui exploite une usine d'abattage et de conditionnement de volailles de 190 salariés à Blancafort, commune de 1130 habitants du canton d'Argent sur Sauldre, (5200 habitants) va devoir faire l'objet d'un plan de continuation pour éviter la liquidation.

Le choix devrait se faire entre:

- une offre de cession globale, de la part du groupe SOFIPROTEOL, soutenue par le Ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, garantissant la perennité du site, mais qui brade les actifs et qui comporte un "volet social" de 1700 supressions d'emploi dont 90 à Blancafort, un emploi sur deux.

- un plan de redressement de Charles Doux, patron de cette entreprise familiale en faillite, qui a l'intention de proposer au Tribunal de continuer son activité en "ouvrant son capital" à ses fournisseurs aviculteurs et en faisant à ses banquiers le chantage du "tout ou rien" mais qui, surtout, prévoit des suppressions d'activité dont celle de Blancafort. Et se seraient alors les 190 emplois qui seraient menacés.

L'arrêt total ou partiel de l'activité du site et les licenciements annoncés auront un impact catastrophique sur l'économie rurale et le bassin d'emploi du Cher Nord dont les effets s'étendront aussi à de nombreux aviculteurs de Sologne, du Giennois et du Berry.

Face à ce risque majeur de déstabilisation j'appelle donc les autorités publiques et l'ensemble des décideurs locaux, départementaux et régionaux à constituer immédiatement une cellule de crise afin d'engager toutes les concertations et actions nécessaires pour assurer le maintien en activité de cette entreprise indispensable à la vie locale.

Je souhaite également que le Ministre du redressement productif en coordinnation avec ses collègues de l'agriculture, des affaires sociales et de l'économie entre autres trouve les moyens de garantir du travail à toute une population pour qu'elle puisse continuer à vivre, souvent modestement mais dignement, dans ce beau pays du Centre de la France qui a aussi été le 1er centre géographique de la zone euro.

PV