Edito

Je suis très attaché à mes origines solognotes et berrichonnes. Et je prends toujours le plus grand plaisir à sillonner cette magnifique région, où je suis né, que j'habite, qui est celle de tous mes ancêtres, et où ma famille et mes amis sont partout très présents. Chaque endroit me rappelle un camarade d'école, un dossier traité en tant qu'avocat, des moments entre amis, un match de football auquel j'ai participé dans mes jeunes années, une partie de chasse avec mon père, une partie de pêche, le ramassage des châtaignes ou des champignons, de simples balades sur les petites routes ou les chemins ruraux, des fêtes populaires, des cérémonies familiales... Cet héritage, je l'ai aussi transmis à mes enfants.

Arrivé à l'âge de la maturité, et par mon action politique, je veux désormais contribuer à préserver ces territoires et à donner à leurs habitants le mieux vivre possible dans une France juste et solidaire.

Pascal Vilain

jeudi 9 janvier 2014

Dieudonné / Nantes : On ne peut pas "combattre la peste par le choléra"


COMMUNIQUE adressé cet après midi à la presse, à la suite de la décision rendue par le juge des référés du tribunal administratif de Nantes :

"Le Juge des référés du Tribunal administratif de Nantes vient de conclure de manière évidente le premier épisode de l’ahurissant et affligeant spectacle que donne le pouvoir politique, en suspendant l’exécution de l’arrêté d’interdiction de la représentation de DIEUDONNE dans cette ville.

En effet cette décision lui était imposée par le respect du droit naturel, inaliénable et sacré du citoyen tel qu’énoncé par l’article XI de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 4 août 1789 : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi».

Il n’est point besoin d’être exégète pour comprendre qu’on ne peut, en vertu de ce droit fondamental, interdire préventivement et par pétition de principe la libre expression des idées qu’elle qu’en soit la forme.
Seul l’abus de cette liberté, notamment par l’illicéité des propos qui seraient exprimés, doit être sanctionné. Et la France s’est dotée à cet effet d’un arsenal législatif efficace pour réprimer notamment, toutes les expressions publiques à caractère raciste antisémite ou xénophobe.

Rappelons que la marque de naissance de tous les états totalitaire a consisté dans l’encadrement ou la suppression de cette liberté.
Aucun pouvoir politique d’essence démocratique ne peut donc contrevenir à ce principe fondamental dit « de la liberté d’expression » sans remettre en cause le fondement même de nos institutions.

Justement à cet égard et contrairement aux stupéfiantes déclarations du Ministre Manuel VALLS les responsables politiques n’ont certainement pas à « prendre de risques » en adoptant des discours, initiatives et à fortiori des décisions de nature à remettre en cause la liberté d’expression alors que leur rôle premier en leur qualité d’élus de la République est de préserver et défendre nos libertés et droits fondamentaux.

En ma qualité de responsable du Parti radical, fondateur de notre République, je me crois donc autorisé à dénoncer l’opportunisme médiatique voire le populisme avec lequel le ministre de l’intérieur a délibérément :

- voulu jouer avec nos institution en demandant à des élus locaux déjà en mal de propagande électorale comme en ordonnant à ses préfets révérencieux , de prendre des décisions arbitraires et contraignantes pour la liberté d’expression alors qu’il reconnaissait ouvertement dans le même temps la fragilité du fondement légal d’un telle entreprise ;

- cru devoir donner aux décideurs locaux les clefs d’une machine à broyer les libertés individuelles par l’établissement d’une circulaire établie sur des faits et non sur le droit.

- donné une extraordinaire tribune médiatique à DIEUDONNE et une diffusion considérable à la gestuelle et aux paroles antisémites de ce dernier, alors que son devoir était au contraire d’en interdire, en tous cas d’en limiter la propagation.
Compte tenu de ce qui précède je considère aussi devoir mettre en garde les décideurs politiques contre l’accroissement de la dérive institutionnelle qu’apporteraient de nouveaux arrêtés d’interdiction des « productions sur scène » de DIEUDONNE et l’augmentation de la publicité qui serait faite à ses paroles, gestes et actes intolérables et illicites .

Dans le parfait respect de la loi et de nos principes constitutionnels je préconise que les autorités publiques requièrent simplement la présence de représentants des autorités préfectorales et judiciaires pour contrôler sur place la licéité des « spectacles » de DIEUDONNE et constater les éventuels délits commis par lui, afin d’engager, dans cette hypothèse, des poursuites judiciaires appropriées et rapides.

Ayant été de ceux qui ont dénoncé publiquement, en octobre dernier, les effets pernicieux sur la jeunesse de notre pays de la diatribe et de la gestuelle antisémites de DIEUDONNE, je souhaite donc que la répression nécessaire qui doit accompagner une telle ignominie ne se fasse pas au détriment de nos libertés fondamentales individuelles quel que soit le contenu que telle ou telle sensibilité politique donne de l’intérêt général ou de la morale publique.

Orléans le 9 janvier 2014,
 
Pascal Vilain
Président de la fédération du Loiret du Parti Radical